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Génération sous-marins : les Aréthuse

Découvrez les "dessous" de l'univers des sous-marins !

la série des "aréthuse"

A l'issue de la Seconde Guerre Mondiale, la menace représentée par les sous-marins n'est plus à prouver et c'est pourquoi au sortir du conflit, la lutte anti-sous-marine devient une priorité. Les sous-marins de classe Narval sont les premiers sous-marins conçus en France après la Libération, dans le but de reconstituer les forces sous-marines françaises. C'est dans ce même esprit que l'effort se poursuit avec la série des Aréthuse.

Cette classe regroupe quatre chasseurs de sous-marins aux noms issus de la mythologie grecque : Aréthuse, Argonaute, Amazone  et Ariane. Utilisés entre 1958 et 1982, ils sont conçus pour la lutte anti-sous-marine mais aussi l'accompagnement ou l'attaque de bâtiments de surface.
 

caractéristiques et chiffres clés

Construits à partir de 1952, ces sous-marins de 400 tonnes disposent d'une propulsion diesel-électrique pouvant atteindre 16 nœuds en plongée, soit 30 km/h, comme le sous-marin Flore. Les 40 hommes d'équipage partaient pour des missions de 20 jours à bord de ces sous-marins pouvant plonger jusqu'à 200 mètres de profondeur.

Basés à Mers El-Kébir en Algérie jusqu'à l'indépendance du pays en 1962, ils sont ensuite affectés pendant toute leur carrière à la première escadrille de sous-marins basée à Toulon, qui deviendra l'Escadrille des Sous-marins de la Méditerranée (ESMED) en 1969.

 

Focus sur les sous-marins de cette série

Ces sous-marins de petite taille, mesurant 49m60 de long,  sont discrets mais contraints dans leur autonomie et leur armement. Ils sont progressivement désarmés entre 1979 et 1981, remplacés par les sous-marins de classe Daphné dotés d'une capacité d'immersion et d'un armement plus conséquents.

Les sous-marins Aréthuse, Amazone et Ariane sont utilisés comme cible avant d'être coulés. Seul l'Argonaute, retiré du service actif en 1982 après 32700 heures de plongée, a fait l'objet de travaux d'aménagement à l'arsenal de Toulon  par la DCNS (devenue Naval Group en 2017), en vue d'une ouverture au public. Depuis 1989, il se visite à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris.

 

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